Yoshiki en interview pour sa tournée Yoshiki Classical


{{ timeslot.current.name }} jusqu'à {{ timeslot.current.end | moment "HH" }}h

À l'écoute


{{ tracks.current.track }} - {{ tracks.current.artist }}

À l'écoute


{{ fileTitle }}


{{ durationSeek | duration }} / {{ durationTotal | duration }}
Écrit par Camille Poquet | Publié le mercredi 21 mai 2014 à 22:36 | Musique

Suite au succès de son album Yoshiki Classical , le célèbre batteur et leader de X-Japan , Yoshiki , donne une série de concerts éponymes à travers le monde. Dans le cadre de cette tournée il marquera un arrêt au Trianon (Paris) le lundi 26 mai.


Nous avons pu le rencontrer en compagnie de Vyper Japanese Music et de Wakanim Music il y a quelques jours à son hôtel lors d'une escale à Paris dans le cadre de la promotion de son concert parisien.

Vous êtes venu plusieurs fois en France, aussi bien seul qu'avec X-Japan . Que vous inspire la France ?
Yoshiki : Tout d'abord, j'aime être en France ! Cela vient sûrement du pays. J'aime la vie ici tout simplement.

Votre dernière album Yoshiki Classical , s'est classé dans le TOP 10 iTunes de 10 pays, vous attendiez vous à cet accueil et quel est votre sentiment vis à vis de ce résultat ?
Yoshiki : Non, réellement, je ne m'attendais pas vraiment à un tel succès. Je n'avais aucun plan pour la promotion ou pour une tournée. Comme je n'avais créé que quelques musiques classiques, je voulais juste les rassembler et les publier. Puis grâce à ce succès j'ai pu faire un showcase au Grammy Museum aux Etats-Unis. C'est alors que mon agent est venu me parler d'une tournée mondiale. Ce fût une grande surprise pour moi.

Vous avez joué il y a peu contre votre hologramme. Pouvez-vous nous parler de cet évènement et de ce que vous en avez pensé ?
Yoshiki : J'ai été invité à jouer au South by Southwest à Austin (Texas) qui est un grand évènement où beaucoup d'autres artistes allaient se produire, je me suis dit que je devais faire quelque chose de fou et d'intéressant. Un de mes amis possède une entreprise spécialisée dans les hologrammes, grâce à lui nous avions pu utiliser un hologramme d' hide en 2008 lors des trois jours concerts de la reformation de X-Japan au Tokyo Dôme . Ce fût alors une expérience très intéressante mais aussi douloureuse. Ainsi cette fois j'ai pensé à une « battle » contre moi-même au piano. Cela fût assez compliqué à préparer sur le plan technologique et m'a demandé un grand travail de synchronisation. J'ai trouvé cette expérience très intéressant et ce fût un succès. Je réfléchis actuellement à faire, peut-être, quelque chose d'encore plus fou et intéressant après ma tournée Yoshiki Classical .

Pourquoi avoir choisi Art of Life pour cette expérience ?
Yoshiki : J'ai toujours réfléchi aux raisons qui font que nous sommes en ce monde, je veux dire en général. Mon père s'est suicidé alors que j'avais 10 ans et depuis je m'interroge beaucoup sur les raisons que poussent certaines personnes à nous quitter. J'ai décidé de mettre ces pensées en musique à travers la composition d' Art of Life qui est un long morceau (environ 30 minutes), j'ai donc pensé que ce titre pourrait être approprié, c'est un morceau si long. La vie est un art, enfin je suppose. Ma vie, tout comme celle de n'importe qui, est un art, la vie en elle-même est un art.

Vous avez composé dans des genres de musique très différents allant du classique au rock en passant par l'électro. Votre méthode de travail est-elle la même à chaque fois ?
Yoshiki : Quand je compose de la musique, quel que soit le genre, rock ou classique, je n'utilise aucun instrument, j'écris juste la partition en séparant les instruments. Je pense surtout à une mélodie. Ainsi il m'est facile de passer du rock au classique, du classique à un autre style, comme je commence par la mélodie cela vient naturellement. Parfois cela prend une direction classique, parfois une direction plus rock, selon ce que je ressens.

Dans votre dernier album il y a 3 chansons de X-Japan , pouvez-vous nous dire pourquoi vous avez spécifiquement choisi ces trois titres ?
Yoshiki : J'ai créé des morceaux classiques originaux pour l'album Yoshiki Classical . J'ai aussi sélectionné quelques chansons de X-Japan parmi celles que j'avais déjà adaptées en classique car elles me semblaient les plus appropriées pour cet album. Mon prochain album classique est déjà en préparation, vous pourrez y retrouver d'autres adaptations de morceaux issus du répertoire de X-Japan .

Lors de votre tournée vous avez invité Katie Fitzerald , pouvez-vous nous dire comment vous avez commencé à travailler avec elle ? Et pourquoi l'avez-vous choisie pour chanter Hero, le thème du film Saint Seyia ?
Yoshiki : J'ai un autre projet nommé Violet UK , que j'ai développé en parallèle à X-Japan mais un peu plus expérimental. J'enregistre pour ce projet depuis environ 10 ans, Katie est une de mes chanteuses pour celui-ci. Je l'ai choisie pour Hero car c'est le timbre que je souhaitais donner à la chanson.

Durant les précédents concerts de votre tournée vous avez invité plusieurs guests à jouer avec vous. Avez-vous invité quelqu'un pour votre concert au Trianon ?
Yoshiki : Je n'ai jamais vraiment planifié ses apparitions, cela c'est fait naturellement. A Costa Mesa, Sugizo est venu jouer du violon car il se trouvait dans la région, puis à San Francisco Toshi était présent. Ce n'était pas planifié des mois à l'avance, c'était plus « Oh tu es en ville, tu veux venir jouer ? ». Ainsi il y aura peut-être quelqu'un à Paris, nous verrons bien.

La majorité de vos fans vous voient en tant que Yoshiki de X-Japan . Est-ce difficile pour vous de gagner votre propre identité d'artiste solo ?
Yoshiki : Je ne sais pas vraiment car je suis Yoshiki de X-Japan , c'est un peu comme mon deuxième nom. Quoique je fasse je serai toujours Yoshiki de X-Japan et je ne peux pas m'en séparer.

Remerciements : Yoshiki, son staff ainsi que Goma Communication pour nous avoir permis de réaliser cette interview, l’interprète qui a traduit nos questions à Yoshiki, les différents médias présents et Andrea/Azura pour son aide lors de la transcription et de la relecture de cette interview.
Crédit photos : Nihon no OTO - Tous droits réservés

Commentaires

Partager l'article



Commentaires